Cosenza, Crotone, Reggio Calabria, Catanzaro : les provinces de Calabre

Cosenza, Crotone, Reggio Calabria, Catanzaro : les provinces de Calabre

C’est la terre la plus méridionale de la péninsule italienne, où la botte se termine… une péninsule étroite et allongée, avec plus de 800 km de côtes lavées par les mers Tyrrhénienne et Ionienne. La Calabre est actuellement divisée en cinq provinces : COSENZA, CROTONE, CATANZARO, VIBO VALENTIA et REGGIO DI CALABRIA.

REGGIO CALABRIA

Capitale de la province, la plus grande de la région, elle est située au cap Stivale, au pied de l’Aspromonte, sur la rive orientale du détroit de Messine, face à la Sicile.

Bien que ses origines remontent au VIIIe siècle avant J.-C., elle a atteint sa splendeur en tant que ville de la Grande-Grèce et plus tard en tant que port romain, un centre de communication fondamental.

Cependant, il n’en reste aucune trace en raison des différents tremblements de terre qui l’ont dévastée et qui ont fait qu’elle a été reconstruite telle que nous la connaissons, une ville moderne dont les rues ont un tracé ordonné et quadrillé.

STIGANO – CASIGNANA – GIOIOSA JONICA

Cette partie de la côte et son arrière-pays comptent d’innombrables villages et lieux d’intérêt, dont l’histoire et la beauté naturelle se rejoignent en parfaite harmonie. Pour donner un échantillon, nous partons du nord de la Calabre avec les villages de Stignano, Casignana et Gioiosa Jonica.

À Casignana et Gioiosa Jonica, vous devriez visiter les villas gréco-romaines du 1er au 3e siècle après J.-C. À Casignana se trouve la Villa di Palazzi, dont l’une des mosaïques est pratiquement intacte, et ses bains privés sont également uniques.

À Gioiosa Jonica se trouve la Villa del Naniglio, une villa gréco-romaine particulière, taillée dans la roche, qui pourrait également être un centre de culte du soleil ou des Mithriades.

STILO – LOCRI – GARACE

Dans le village médiéval de Stilo se trouve une belle église de style byzantin avec un plan en croix grecque et un baptistère, un magnifique exemple avec un intérieur particulièrement élancé. A proximité se trouve le village de Bivongi avec le monastère orthodoxe et la basilique de San Giovanni Theristis, construits au 11ème siècle sous la domination byzantine de la Calabre et dont l’importance et l’influence dans la région ont duré jusqu’au 15ème siècle.

En continuant vers le sud, nous atteignons Locri, une ancienne cité grecque, qui conserve encore les traces d’un passé important. Le Sanctuaire de Marassa, où se superposent plusieurs temples du VIIe siècle avant J.-C. au Ve siècle avant J.-C., le site du Temple de Zeus et le Théâtre grec du Ve siècle avant J.-C., dont la voûte profite du flanc de la colline et dont les marches sont taillées dans la roche. Le Sanctuaire de Perséphone fait également partie du parc archéologique.

BRANCALEONE SUPERIORE-BOVA – CONDOFURI

Dans l’arrière-pays montagneux, la municipalité de San Luca, ainsi que d’autres municipalités voisines qui ont traditionnellement appartenu à la zone la plus pauvre de l’Aspromonte, ont été un lieu de rencontre et de refuge pour les membres de la mafia calabraise, appelée “ndrangheta”, et cette dernière leur a offert sa protection en retour.

Le petit village de Brancaleone Superiore conserve encore les ruines de son château et celles de l’église de la Madonna dell’Annunziata. À l’intérieur des terres, en direction du village de Staiti, se trouvent les ruines de l’abbaye byzantino-normande de Santa Maria Tridetti, qui a été pendant près de 1000 ans un centre de pèlerinage et un refuge culturel et religieux.

À Bova, vous pouvez voir les ruines du château normand qui témoigne de son important passé. Dans la cathédrale, il y a une statue de la Vierge à l’Enfant attribuée à Rinaldo Bonanno. À Condofuri se trouve l’impressionnante gorge d’Amendolea.

D’autres villages intéressants qui faisaient partie de la Grande-Grèce sont Galliciano, considéré comme le seul village où presque toute la population parle le dialecte grec conservé dans le sud de la Calabre, Roccaforte del Greco et Roghudi Vechio, perché sur une crête montagneuse.